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  Sommaire - BD -  La grande guerre de Charlie Volume 1, 2, 3

"La grande guerre de Charlie Volume 1, 2, 3 " de Pat Mills & Joe Colquhoun

Pour ses 16 ans, disons le tout de suite, Charlie Bourne n’est pas un garçon très malin. En proie aux plaisanteries douteuses et cruelles de ses condisciples, mais aussi très enclin au coup de poing facile, Charlie n’aurait pu n’être qu’un autre « Boule de suif » s’il n’avait eu la tête épique. Et comment satisfaire son patriotisme dévoyé si ce n’est en s’engageant dans l’armée anglaise. Charlie mentira sur son âge, et coiffé comme un soldat, ira rejoindre les troupes des Tommies qui cassent du teuton. C’est là qu’il connaîtra l’enfer, à moins que ce ne fut-ce cette vie en grand, une vie dont la manne abreuvant les sillons est jonchée de cadavres, de fous, de désespérés, d’hommes d’honneurs et de foi, et de lâches qu’on fusille et qui sont peut-être les plus lucides. Bref, en pensant devenir un héros, Charlie ne fera que poursuivre une vie d’homme parmi des hommes ne passant leur temps qu’à s’entretuer. Est-ce si différent du monde qu’il a quitté ? Candide et ingénu, Charlie ne se posera même pas la question, se bornant à rapporter dans ses lettres à ses parents un quotidien émaillé d’humour potache, de clins d’oeils cyniques, de faits d’armes voraces, et de ces « petites philosophies de tranchées » qu’on s’assène à l’emporte pièce, en se disant que, peut importe que l’enfer soit sur terre, demain il fera toujours plus beau. Bref, on va au casse pipe comme on va accomplir sa besogne quotidienne. Mais en guise de champ de labour on n’a qu’un immense champ de cadavres devant soi.

A quel moment un comics peut-il se hisser au rang de grand œuvre du genre ?

Peut-être quand on se rend compte qu’il exerce une fonction didactique sans pour autant avoir cherché à le faire. Méconnue en France, il se pourrait donc bien que la saga de « La grande guerre de Charlie » connaisse le même succès que l’œuvre de Jacques Tardi en son temps.
Dans le premier volume, on a affaire à une mise en place de l’intrigue mais d’une intrigue qui immédiatement nous propulse au cœur de ce monstre qu’est la grande guerre 14/18. Si l’adhésion st presque immédiate, cela se doit en grande partie au pittoresque que suscite une série de portraits inoubliables. Tout d’abord, cette bande de bonhommes qui côtoieront Charlie (le colosse irlandais simplet, le vieux voulant venger ses fils, etc....), ensuite ce qu’il y a autour (les gradés, les ennemis, le décor presque post apocalyptique) et dont chaque élément jusqu’au moindre détail marquera les esprits. Peu à peu, l’univers s’impose de lui-même, traduisant la volition d’un artiste et d’un scenariste à vouloir avant tout imposer une sorte de plan cadre dans lequel une véritable hémorragie humaine va faire écouter sangs et tripes aux lecteurs pour leur parler autrement de la guerre. Puis, dans cette horreur absolue, dans le quotidien de ces bidasses courageuses va peu à peu se tisser une volonté plus diffuse parce que plus sincère et sans idéologie aucune : une « révolte éthique ». Si parmi les Tommies, l’esprit général sera plutôt enclin à la solidarité, nuancée par cet humour unique de troupier, il en ira d’une toute autre manière dans une hiérarchie repoussant toujours plus les limites de l’absurde et de la « barbarie assistée » des pelotons d’exécution. Et c’est bien là que la satire d’un Pat Mills va faire fonctionner son scalpel. Les annales des armées sont pleines de ces gradés tyranniques qui, s’auto proclamant hommes d’honneurs, ont souvent martyrisé leurs soldats. Mais Pat Mills se garde bien de s’enfoncer dans la radicalité d’un jugement qui pourra paraître alors comme aussi idéologique. Et c’est là que nous tenons une première qualité à ce comics : à aucun moment la saga de « La grande guerre de Charlie » ne s’enfonce dans l’angélisme vaseux, faisant des plus petits des spoliés et des plus influents des bourreaux. Pas plus qu’il ne se complait dans l’humour grotesque voulant étouffer l’horreur d’une guerre par l’atténuation de ses effets sur les corps et les esprits. Encore moins s’amusera-t-il à la dramatiser au possible, voulant par la maximisation des artifices propres au dessin nous la rendre encore plus sanguinaire qu’elle ne le fut jamais. L’image n’étant qu’une traduction déformée du réel, ce ne sera donc pas sa fonction ici de décrire mais bien de transmettre. Mais transmettre quoi ? Sa folie, ce côté inacceptable qui pourtant est envisagée et abordé par tous ces hommes comme nécessaire et obligatoire. Non, le génie d’un Pat Mills, servi, il faut le rappeler, par le dessin ô combien sublime d’un Joe Colquhoun si habile à jouer des traits fins sous un encrage appuyé et des cases éclatées, nous raconte la guerre avec un réalisme, assez exacerbé pour nous choquer, assez esthétique pour nous faire croire que nous sommes quand même dans la fiction. Mais c’est surtout cet humanisme qu’il fait transpirer à travers le personnage de Charlie Bourne qu’n retiendra ici. Là où tout le monde s’attendait à un Sergent Rock cassant tout, on a une sorte de Forrest Gump, mais d’un jeune homme faussement naïf, qui conserve en lui seul sa propre propension à se sauver de cette horreur dans laquelle il vient sciemment de sauter pieds joins. L’enfance aidant probablement ici un adulte qui ne vient pas à éclore, Pat Mills tenait là son véritable médium pour faire passer son message. Tout pourrait donc être tranché dans cet univers, et pourtant tout est nuancé.
Un premier exemple pourra être évoqué, lorsqu’il s’en prend aux fameux gradés. Pat Mills nous brosse immédiatement deux figures emblématiques aussi contradictoires que frappantes. D’un côté, le lieutenant Thomas, qui, lui, veut sauver le plus de vies humaines, n’hésitant pas pour cela à élaborer les plus ingénieux des plans de bataille, et souvent au grand dam de sa hiérarchie directe. De l’autre, le lieutenant Snell, un barbare pragmatiste pour lequel les soldats ne sont que de la chair à canon, et les pelotons d’exécution une nécessité pour mieux alléger les troupes des éléments les plus récalcitrants. C’est à ce moment crucial que Pat Mills nous fait pénétrer dans la trame intime de cette guerre. Boucherie sans commune mesure, corps à corps absurdes et guet-apens relevant de véritables truanderies humaines, le scenariste et son génial artiste font comme fusionner pour nous rapporter dans le détail ce qu’était vraiment cette guerre. Car, pour paraphraser certains, si l’horreur est humaine et le pardon malsain, c’est bien en mesurant l’inhumaine humanité dans l’homme que l’ont parvient à mieux comprendre en quoi la guerre est par nature absurde, et en même temps inévitable. Charlie, avec ses lettres bourrées de fautes qu’il enverra régulièrement à sa famille, traversera cette guerre comme une expérience à la limite, presque cathartique. La rédaction de ces lettres devant être considérée comme un véritable manifeste contre la guerre et un témoin de cette lutte jamais vraiment avouée pour conserver ce qu’il lui reste d’humanité, et que cette si apparente naïveté illustre peut-être de la manière la plus sincère par ce dessin qui bien que relevant de formes classique nous est rendu presque palpable de par la composition déstructuré des cases.
Le second tome de « La grande guerre de Charlie », nous fait pénétrer de plus près encore dans le réalisme de cette guerre. Il nous plonge en plein cœur de la Bataille de la Somme, acte terrible qui, du 1 er août au 19 octobre 1916, fit un nombre considérable de victimes dans les deux camps. De détails sordides en marasmes multiples, Pat Mills, dans cette odieuse boucherie humaine nous met en présence de nos vieux démons. Et c’est Charlie Bourne qui sert ici de modus operandi. Quand bien même il perd toutes ses illusions, Charlie sauve encore et toujours son humanité, tellement il paraît mener un combat que lui-même ne comprend pas toujours. Des portraits magnifiques émergeront durant cette odyssée aux tréfonds de l’horreur, comme autant de brefs éclats dans la noirceur de cette guerre. L’humour des Tommies est encore mieux servis ici où nous nous trouvons en pleine confrontation directe, où l’ennemi n’est plus seulement en face de soi mais dans nos propres rangs, dans ce despotisme inavouable de gens chez qui le pouvoir a vicié leur part d’humanité. Les cases implosent, leur linéarité se bouleverse par le pathos même du thème mis en image. Ce qui fait qu’on les voit se superposer en un bric à bras absurde à chaque page. Mais la casse des formes classiques de la mise en page intime encore un sens à la lecture. Il en résulte une dynamique sauvage à la cinétique très élaborée malgré la facture plutôt traditionnelle du trait usité qui, lui, s’éloigne et du modèle américain et de celui encore plus étriqué de l’école française. Peut-être pour se rapprocher un peu plus du modèle du « Fumetti » italien par cette étrange saveur qui découle de cases dans lesquelles la sordidité d’une horreur mortuaire côtoie une jubilation infantile frôlant la satire. Comme si, le lecteur lui-même voyait par les yeux de Charlie.
Le medium du visuel est ici essentiel pour traduire le chaos et le capharnaüm d’une condition humaine vouée à la claustration, à la destruction, à la compénétration entre les corps, les esprits, et ce crachat de plomb qui prend les allures d’une apocalypse universelle. Et c’est là que l’aspect documentaire éclate dans l’art du dessin et du scenario. Les batailles de tanks sont traumatisantes, jaugées à l’aune d’une véritable sensibilité, un rapport authentique relaté en live, et que la fébrilité d’une plume consigne comme une véritable fresque, noire et impitoyable. De fait, le lecteur est vite pris de l’impression de partager en même temps que les actants un même drame universel... Et intime. Et le prodige se produit, l’horreur se fait merveille, le réel est soudain « transvalué » par cette étrange sensation qu’on a de lire des séquences de science-fiction où les masques à gaz aux allures mérovingiennes font corps avec ces démons en acier roulant sur des chenilles au roulis démoniaque. On ressort de cette seconde lecture complètement bluffé, en même temps que sans plus aucune illusion sur la folie de la guerre. Curieux paradoxe, puisque obtenu par le support d’un comics qui, en règle général, fait de l’illusion et du sensationnalisme cinétique sa presque sinécure. C’est là qu’on peut parler de grand art.
Le troisième tome est encore plus extraordinaire. Car il repousse les ornières du genre là où ne l’attendait plus, tellement on pensait que les auteurs formant cette entité scenario/dessin étaient allés au-delà du possible dans les deux tomes précédents. Et bien non. Ici, la focale se déplace, l’action repart mais du côté des allemands cette fois ci.
La situation est simple. L’escadron du jugement dernier, un groupement d’assaut de l’armée allemande, échafaude l’opération Wotan. Nous sommes en 1916, encore en plein dans le marasme de la bataille de la Somme. Et le terrible colonel Zeiss décide ni plus ni moins d’écraser les Tommies dans un plan aussi élaboré que machiavélique. L’histoire ici prend une autre dimension, en même temps que la mise en page. Avant, le lecteur était encore spectateur, à présent il est comme les Tommies, il subit la grande agression. La symétrie des cases se transforme, mute sous des volumes évoquant quelque lettrage fantasque ou barbare (le bas de la première page du livre). Les cases se concassent, s’étirent, se fourchent, les carrés se succèdent aux rectangles, polygones. La verticalité semble prête à basculer, comme pour retranscrire la défaillance mentale dans le feu d’une action aux antipodes de toutes les barbaries relatées par les historiens. Bien plus, les cases perdent par moment leurs angles aigus pour, en s’arrondissant ou brandissant des têtes de Tommies en apposé, juste au-dessus de la scène consacrée, souligner l’anecdote, la litote ou le slogan lâché à l’envie dans une conflagration humaine s’étalant comme une vaste boucherie dans laquelle ce sont des corps humains qu’on abat, broie, démantibule, parfois à mains nues. Et c’est bien parce que le plan des cases s’ébranle de plus bel, parce que ce comics fait un pied de nez à la fluidité linéaire du dessin historiciste et du document photographique, que tout un continent de signifiants et de signifiés va également être chamboulé.
Tout se transforme en une espèce de folie universelle, au creuset de laquelle l’art anglais excelle, à l’image d’un vaste estampillage de jardins et de bricolages en toutes sortes où tout est mis à contribution pour non pas seulement tuer l’autre, mais le broyer, l’annihiler, le désintégrer, usant pour cela de tous les moyens possibles, les plus viles comme les plus élaborés. Le tout, prend vite les allures d’un vaste marathon cannibale dans lequel se révèle peut-être la thématique seconde de cette histoire : le modernisme, la technologie mise au service de la guerre. On y découvre des visions hallucinées où dans des champs en ruines courent des hommes à quatre pattes qui, tels des mulets, brinquebalent de lourdes mitrailleuses. On y voit, glissant dans le ciel, de lourds zeppelins répandre leurs projectiles de morts sur les Tommies encore debout. Les gaz deviennent plus pernicieux, se succédant tels de véritables épreuves à des hommes qui ne portent pas toujours leurs masques. L’automatisme des mitrailleuses et la bestialité d’individus grimés en véritables chiens énuclées, rendent compte d’un modernisme avant coureur qui sera à profusion lors d’une seconde guerre mondiale où on ne s’en prendra plus qu’aux civils sous la forme de crimes de masse. D’ailleurs, lors de l’épisode de la permission de Charlie, de retour dans la soi-disant civilisation ravagée par les bombes, on sent très bien ce que Pat Mills tenait à nous faire passer. L’horreur est partout, l’horreur n’est pas réduite qu’à une race d’hommes, à une tribu, à une ethnie. L’horreur est humaine, faite de vols, de viols, de pillages et de lynchages, parfois aveugles, comme dans une grande laverie sanguinolente où personne n’est épargné. Ce retour dans un Londres ravagé participe d’une dramaturgie complètement maîtrisée par Pat Mills. Mais en même temps que Pat Mills nous relate la traitrise et la lâcheté de l’âme humaine, il nous en révèle aussi toute sa bravoure, dans ses fameuses infirmières anglaises réalisant des miracles, telles des saintes perdues dans l’univers d’un Milton. Sauf qu’ici, dans ce Londres carnivore, elles servent à alimenter les usines à fabriquer des armes. Prises sous le feu allemand elles aussi perdent leur aura. Elles apparaissent soudain sous les traits presque caricaturaux, comme des sorcières fuyant les feux du ciel, et ces cheminées qui fument et préfigurent, elles aussi, les horreurs à venir. Le final, apocalyptique, nous fait frôler le fantastique pur, dans ces traits qui soudain se brouillent, s’obscurcissent de plus belle, dans des cases qui se rétrécissent, peut-être pour traduire ici le drame intimiste que cache la grande guerre, et celle qui lui succédera. Sombre fête que cette permission accordée à Charlie. Et preuve s’il en est, que l’enfer étant partout dans le monde, le salut n’est à rechercher peut-être que dans l’immatérialité de l’humanité qu’on porte en soit.
Pamphlet didactique, manifeste polémiste contre la guerre, c’est tout un ensemble de sentiments virulents qui s’empareront du lecteur au sortir d’une telle lecture. Oui, en quelque manière Pat Mills et son bras artistique nous enseignent quelque chose. Ils nous enseignent une humanité comme d’un vaste champ d’horreurs où c’est de soi-même que doive probablement s’établir la sauvegarde, cette espèce de sentiment pugnace à toujours s’échapper des conséquences, même si les causes, elles, demeurent inévitables, ou fatales...
Elaborée dans la plus pure tradition des « Blazing combat » d’Akileos, revue de guerre à tendance héroïque, la saga de Charlie se revendique pourtant de son exact contraire, celui d’un comics contre la guerre. Publiée dans la revue « Battle », de 1979 à 1986, l’œuvre de Pat Mills et Joe Colquhoun relève pourtant bien de la tradition du comics populaire. Mais ses auteurs le transformeront en une espèce de feuilletonisme aux antipodes de toutes les conventions de bande dessinée. On y retrouvera, certes, des influences aussi diverses que celle de Will Eisner, Milton Caniff et Jack Davis. Mais ne nous méprenons pas, l’œuvre sauvage dont il est question ici n’a pas d’équivalent connu, hormis peut-être l’œuvre du français Tardi.
Aussi étrange que cela puisse paraître, et quand bien même ce serait fortuit, cette œuvre semble faire échos à notre époque, mais par le bais d’un bien autre support : le cinéma. En effet, comment ne pas envisager qu’au-delà du simple jeu homonymique s’établissant entre ce Charlie Bourne et le Jason Bourne adapté au cinéma (magnifique Matt Damon) à plusieurs reprises, il ne pourrait pas se tenir une filiation encore plus forte. Ainsi, si Jason Bourne fait figure de dernier homme qui par son hybridation devient le Prométhée de l’humanité face à une gente militaro industrielle voulant sa mort, n’en irait-il pas de même, en une certaine mesure, pour ce Charlie Bourne, qui bien que le plus stupide des hommes traversera la grande guerre la manière d’un Roland de Ronceveau ? Mais ce qu‘annonce le Cor de ce Roland n’est ni plus ni moins l’absurdité d’une guerre qui pourtant le lamine, le broie, sans pourtant le vaincre. Le son du Cor c’est un petit peu le cri de son humanité. La comparaison est peut-être fortuite, mais l’aspect Prométhéen est cependant intéressant à signaler ici. Comme si, de la première guerre mondiale à notre contemporanéité, se tissait une espèce de lien presque légendaire. Jason Bourne semblant être symboliquement ici comme l’enfant orphelin de ce Charlie. Naufragé amnésique, Jason Bourne fera comme Charlie Bourne, il accomplira malgré tout le destin inscrit dans ses gênes, surhomme en lutte contre le chaos d’un ordre voulant s’imposer à tous comme le seul et meilleurs, bien que corrompu. De l’antiquité du soldat troupier dépendant, à la modernité du soldat urbain omnipotent, les deux Bourne semblent se refléter l’un dans l’autre comme les deux versions d’un même modèle de héros, à la fois victimes et héros de leur temps.
Palimpseste contre toute forme de guerre, et en même temps témoignage sur son temps, cette vaste saga populaire en même temps que pleine d’enseignement est appelée à figurer au panthéon des œuvres majeurs de notre culture. Vivement la suite...

Emmanuel Collot

La grande guerre de Charlie, 1, 2, 3, traduit de l’anglais par Jean-Paul Jennequin, Delirium, 112 pages par volume, 22 euros par volume.



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