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  Sommaire - DVD -  A - F -  Chroniques de Tchernobyl (2012)
"Chroniques de Tchernobyl (2012) "
de Brad Parker


Aïe, ça commence en vidéo amateur. Ça craint ! Ouf ! ça ne dure pas.
L’explication de l’origine de la catastrophe nucléaire est nulle, mais ce n’est pas grave.
Six jeunes en couple vont visiter une ville située à proximité de la centrale nucléaire, ville qui a été évacuée juste après l’accident. La visite ne devait durer que deux heures...
Le thème de la ville abandonnée, thème post apocalyptique par excellence est donc repris ici, mais dans un lieu situé sur notre planète qui vit encore sa vie en dehors de ce lieu...
Au début les jeunes rigolent et font semblant de se faire peur.
Mais la peur, la vraie va les gagner. Cet endroit est finalement terrifiant, comme endroit et de par ses « habitants »...
Le guide a l’air inquiet... Il trouve des cendres chaudes dans une pièce d’un immeuble abandonné...
Leur voiture a été sabotée, le guide a disparu, un jeune est gravement blessé par des chiens sauvages... La nuit. Le cinéaste utilise les mêmes procédés que dans le film Blair Witch. Et ça marche !
Superbe film ! Il sort de l’ordinaire du genre, c’est sans doute ce qui a dû déplaire à certains.
Effrayant, déprimant.
Une espèce de métaphore sur l’horreur du communisme et sa fin tragique, qui n’en finit pas...
Ce film a été tourné en Serbie et en Hongrie...
L’histoire me fait penser à celle de Stalker (1979), film d’Andrei Tarkovski adapté d’un roman soviétique des frères Strougaski, dont le titre d’origine est Pique-nique au bord du chemin (1972).

Voici ma chronique de Stalker dans mon livre "Un siècle de cinéma fantastique et de SF" :

Stalker d’Andreï Tarkovski (1979), la lenteur du cinéaste au service d’une quête d’un nouveau Graal. Tiré du roman des frères Strougatski, géniaux écrivains soviétiques de science-fiction, ce film prodigieux nous entraîne avec le Stalker dans la zone, interdite car très dangereuse, étendue laissée stérile par des extraterrestres descendus là autrefois et repartis sans autre forme de procès. Le guide, le Stalker, se fait payer cher pour emmener les “touristes“ dans cet endroit fabuleux. Leur but : la chambre des désirs, qu’ils atteindront, mais qui ne pourra satisfaire aucun désir... Un chien passe alors que le Stalker dort sur un îlot au milieu d’une mare croupissante. Débris de véhicules militaires, ruines de maisons, nature luxuriante, temps gris ; le Stalker vérifie si le chemin est sans embûche en lançant devant lui de longues ficelles attachées à des boulons. En voyant ce film aujourd’hui, cette zone délabrée, abandonnée et dangereuse, ne préfigurait-elle pas la société soviétique décadente ? Le Stalker doit payer cher ses séjours répétés dans la zone. Son enfant est mutant : la dernière image du film, alors que le bruit du train qui passe est assourdissant, montre la petite fille faisant déplacer un verre avec le regard. Aller dans la zone débouche sur la création d’une autre humanité....

Alain Pelosato



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