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  Sommaire - DVD -  M - R -  Prometheus (2012)
"Prometheus (2012) "
de Ridley Scott


« Je ne sais rien, mais c’est ce que je choisis de croire. »
C’est ce que le père de la petite fille lui a répondu quand elle lui a demandé comment il savait ce qu’il y avait après la mort. Et c’est aussi ce qu’elle a répondu quand on lui a posé la question si elle savait qu’elle foutait en l’air trois siècles de darwinisme.
On voit un extrait du film « Lawrence d’Arabie ».
Donc, des archéologues font le lien entre différentes peintures rupestres qui représentent un géant montrant du doigt une partie du ciel. C’est une « invitation » disent-ils. Une expédition est donc financée par un richissime armateur...
Ils y vont.
Le film est bien construit, il ne s’attarde pas sur les personnages pour mieux se concentrer sur son thème : l’approche scientifique de la vie et de la mort. Et aussi, la punition qui attend ceux qui font cette recherche sans précaution. C’est le thème de l’infection que laisse introduire le robot dans Alien, le 8e passager, et que l’on retrouve ici dans le film. Mais ici, cette introduction se fera par plusieurs méthodes, toujours mises en œuvre par un androïde aux ordres de son créateur. Ce qui vaudra au spectateur une terrible scène d’autoavortement. Ainsi, si la plus forte personnalité de l’équipage du vaisseau restera intraitable face à une tentative visible d’infestation, ce ne sera pas le cas d’une autre tentative, plus pernicieuse. Et à chaque fois c’est le contact avec l’autre, voire même l’amour qu’on lui porte, qui deviendra mortel.
Ce film est très freudien, un personnage n’affirme-t-il pas : « Chacun souhaite la mort de ses parents », et reste très lovecraftien, comme tous les films de la série, avec notamment le monstre de la fin qui n’est pas sans faire penser au grand Chtulhu.
La Création est impitoyable !
On découvrira à la fin qui était l’extraterrestre, « cette créature géante fossilisée au thorax ouvert » appelée le Space Jokey, qu’on voit dans le film Alien, le 8e passager.
C’est un excellent film.

Alain Pelosato

PS
Le Vatican a sévèrement condamné ce film qui nie la création divine...

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