SF Mag
Science fiction magazine
Toutes les dimensions de l'Imaginaire
ABONNEMENT - BOUTIQUE - INFOSFMAG - Faites un don

ACCUEIL -  CINE -  Zbis -  DVD -  LIVRES -  BD -  DOSSIERS -  INTERVIEWS
E-BOOKS -  TV -  JEUX -  COUV. -  HORS SERIES  -  Nouvelles - 
Numéro 68 de Sfmag

  Sommaire - Interviews -  Phil Mulloy (A propos du film "Intolérance") Publicité

Jouez aux cartes ! Rami - 5 € gratuits

"Phil Mulloy (A propos du film "Intolérance")"






Discussion avec Phil Mulloy :

Les Zogs apparaissent pour la première fois dans Les Dix Commandements : Numéros - Souviens-toi de sanctifier le jour du sabbat.

J’ai réalisé Souviens-toi de sanctifier le jour du sabbat au sein d’une série intitulée Les Dix Commandements.
J’avais réussi à trouver assez facilement comment interpréter la plupart des Dix Commandements, mais je ne trouvais pas quoi faire pour celui-ci. Je n’arrivais pas à y réfléchir de façon abstrai te. Finalement l’idée m’est venue de le faire à propos de la vani té humaine et de cette idée que l’homme a été fait à l’image de Dieu. Pour cela j’ai inventé les Zogs. Si nous le pensons, pourquoi les Zogs n’en feraient-ils pas de même ? L’image finale du film montre les Zogs à genoux devant une statue de leur Dieu cruci fié. L’idée de l’apparence de mes extra-terrestres était assez simple. J’inverserais purement et simplement nos têtes avec nos parties génitales et vice-versa. Cela convenait parfaitement à mes intentions, particulièrement au niveau du graphisme. De cette façon, je n’aurais pas à passer trop de temps à dessiner mes créatures. J’aime travailler vite. J’ai ainsi dessiné mes créatures en un rien de temps. Hourra !

Comment les autres films ont-ils pris forme ?

Après avoir fini Les Dix Commandements, j’ai commencé à réfléchir à comment les Zogs vivraient. Au cours des années suivantes et pendant que je travaillais sur autre chose, je revenais constamment au Zogs et notais des idées. Finalement j’ai écrit un scénario et j’ai essayé de trouver des financements. Sans succès évidemment. Il n’est pas facile de trouver des finan cements pour de tels projets et je dois dire que ça ne s’arrange pas. Mais je n’ai pas abandonné. J’ai commencé à le filmer moi- même. En ce qui me concerne, le grand avantage de l’animation c’est que vous pouvez continuer à travailler même si vous ne trouvez pas de financement. Bien sûr ce n’est pas facile, mais au moins vous n’êtes pas réduit au silence. Alors j’ai commencé à fil mer et à montrer le résultat à droite et à gauche. Finalement j’ai trouvé un peu d’argent et j’ai pu le finir.

Aviez-vous en tête qu’il y aurait trois films, ou est-ce venu après avoir fini Intolérance I  ?

Quand j’ai écrit Intolérance, c’était juste un court-métrage, mais quand j’ai commencé à le filmer, j’ai décidé de laisser ouverte l’éventualité qu’il y ait deux autres parties et j’ai changé la fin. J’ai fait la seconde partie sans penser à la première ou à la troisième, mais quand j’ai écrit la troisième partie, j’ai beaucoup réfléchi à la manière de donner aux deux autres épisodes une interprétation tout autre et totalement inattendue.

Par rapport aux autres séries comme Cow-Boys ou Les Dix Commandements, Intolérance peut se voir comme un long-métrage. Aimez-vous l’idée de le montrer ainsi ?

Je voulais que les films fonctionnent indépendam ment et comme un tout. Évidemment, la meilleure façon de les montrer est les trois ensemble, mais les gens les ont vus indivi duellement et ils ont gagné de nombreux prix en tant que courts- métrages individuels.

Peut-on dire que c’est votre premier long-métrage ?

C’est mon premier long-métrage d’animation, mais dans les années 80, j’ai écrit et réalisé des fictions. Je dois dire que je n’ai jamais pensé que je pourrais réaliser un long- métrage d’animation. Cela représente trop de travail, trop de dépenses et trop de personnes à satisfaire. C’est un court-métrage qui a fini en long. Avec les courts-métrages, il est plus aisé déjouer avec les formes. On peut être plus aventureux. C’est un long fait dans l’esprit d’un court.

Etait-ce une expérience différente que de travailler sur vos autres courts-métrages ?

Une des grandes différences pour moi a été de tra vailler sur l’épisode final avec d’autres animateurs. Les trois par ties ont été faites avec l’aide d’ordinateurs, mais dans la dernière partie, les personnages étaient animés par des animateurs utilisant les ordinateurs. C’était extraordinaire. Dans les deux premiers épisodes, j’ai fait moi-même l’animation. C’est assez ennuyeux de tout faire soi-même. J’étais heureux de laisser d’autres le faire et bien sûr, ils étaient bien meilleurs animateurs que moi. La seule crainte que j’avais était que l’animation soit trop parfaite. Je déteste la "belle" animation. Ça nuit aux idées.

Aviez-vous un plaisir particulier à retourner vers vos personnages ?

En fait, une fois que vous avez construit un systè me de pensée, c’est assez plaisant d’y réfléchir de l’intérieur. Il en sort des choses tout à fait inattendues. C’est ce qui m’intéresse.

Vous sentez-vous plus proche d’une des deux espèces que vous décrivez ?

Les Zogs viennent me rendre visite de temps en temps. Ils peuvent être très sympathiques, et ils peuvent être horribles. Ils ont le potentiel d’être des saints, mais la tendance à se comporter comme des bêtes. Ils sont comme les hommes de ce point de vue.




Retour au sommaire







Parse error: syntax error, unexpected T_STRING in /homez.16/sfmag/www/inc-public.php3(20) : eval()'d code on line 65